Face au double défi de la réindustrialisation et de la transition écologique, la France a adopté en 2023 la loi Industrie Verte. Son objectif ? Soutenir le développement d’une industrie plus sobre en carbone, ancrée localement et tournée vers l’avenir. Une dynamique dans laquelle l’épargne des Français joue un rôle de premier plan.
Depuis les années 1970, la part de l’industrie dans l’économie française a été divisée par deux1. En parallèle, la crise climatique impose une transformation rapide des modèles de production et de consommation afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
C’est dans ce contexte que la loi Industrie Verte voit le jour. Elle vise à positionner la France comme un acteur majeur de l’industrie bas carbone, en combinant attractivité économique et exigence environnementale. À l’horizon 2030, elle ambitionne des résultats concrets comme la création de 40 000 nouveaux emplois, une baisse de 5 % de l’empreinte carbone des importations françaises et de 1 % de l’empreinte globale du pays.
Concrètement, la loi s’articule autour de 15 mesures. Elle prévoit par exemple la dépollution des friches industrielles, accélère les autorisations pour l’implantation d’usines et soutient les technologies vertes via un crédit d’impôt. Elle encourage également le recyclage des déchets et la décarbonation des sites existants.
Pour financer ces actions, l’État s’appuie à la fois sur des fonds publics et sur l’épargne privée. En matière d’épargne, l’idée consiste à inciter les épargnants à orienter une partie des fonds placés en assurance vie ou sur des plans d’épargne retraite vers des investissements responsables, autour de domaines tels que les énergies renouvelables ou l’agriculture durable. Les assureurs, de leur côté, sont tenus d’intégrer à leur portefeuille des supports d’investissement compatibles avec les préférences environnementales de leurs clients.
Pour accompagner cette évolution, GMF a décidé de renforcer son rôle de conseil. Le parcours client intègre désormais la prise en compte de vos préférences en matière de durabilité. Aux questions relatives à votre situation financière, à vos objectifs d’investissement ou à votre tolérance au risque vient s’ajouter une question sur votre sensibilité en matière de développement durable. Cette question simple propose trois réponses possibles, permettant de définir votre profil ESG2 (environnement, social, gouvernance) : neutre, sensible ou impliqué. Cette approche permet de recueillir vos préférences ESG et de vous proposer des supports d’investissement cohérents.
Par ailleurs, GMF a renforcé la transparence de son offre d’investissement en classant les supports d’investissement selon leur niveau d’engagement durable, en se basant sur le règlement SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation) de l’Union européenne. Certains fonds visent un objectif d’investissement durable affirmé, c’est-à-dire qu’ils cherchent à générer un impact positif mesurable sur des enjeux environnementaux ou sociaux, en plus de la performance financière. D’autres prennent en compte les critères ESG de manière plus modérée, et certains ne s’engagent pas sur ces aspects. Vous pouvez ainsi faire des choix éclairés, cohérents avec votre profil d’épargnant et vos convictions.3
Avec cette réforme, vous avez l’opportunité de devenir acteur de la transformation écologique et économique. L’épargne responsable prend aujourd’hui toute sa place dans un cadre législatif structurant, avec un accompagnement personnalisé.
Si sa mise en œuvre reste progressive et encore en phase d’adaptation, cette loi marque une avancée significative dans la mobilisation conjointe de l’État, des acteurs financiers… et des épargnants. C’est pourquoi, chez GMF, cette dynamique se traduira par d’autres évolutions dans les prochains mois.